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25 mars 2020

Compte rendu du CHSCT départemental du 25 mars 2020

Un seul point à l’ordre du jour : la gestion de la crise du Covid-19

En préambule, nous avons fait savoir au Dasen que ce CHSCT avait mis du temps à se réunir et qu’il était important que les enseignants aient des nouvelles de sa part, étant donné le nombre d’interrogations en suspens. Nous avons insisté sur la charge de travail importante qui repose actuellement sur les directrices et directeurs d’école et sur le fait que les demandes des IEN étaient trop importantes. Pour nous, les contacts avec les IEN devraient se limiter au nombre d’enfants accueillis, nombre de personnels présents ou en télétravail et surtout à « Comment allez-vous ? Avez-vous besoin de quelque chose ? »

Le Dasen a expliqué qu’il avait souhaité attendre la tenue du CHSCT pour répondre aux questions des organisations syndicales, afin que tout le monde ait des réponses de façon égale. Il dit avoir privilégié les contacts par les IEN afin d’avoir des réponses rapides concernant l’accueil des enfants de professions prioritaires ainsi que sur la continuité pédagogique. Il précise que les échanges sont quotidiens entre IEN et directeurs (trices) d’école. Les demandes des IEN relevaient selon lui non du contrôle mais de la vérification de la mise en route de la continuité pédagogique.

Le Dasen a par ailleurs mis en avant l’extraordinaire inventivité des collègues pour assurer celle-ci.

Un retour a été fait sur le déroulement de la semaine dernière. Le weekend avant la fermeture des écoles, une ligne téléphonique a été mise en place pour recenser les demandes des familles. Le dimanche à 18h, 180 enfants étaient attendus dès lundi. Le lendemain, seuls 75 étaient là, compte tenu des annonces faites la veille. 76% des enseignants étaient alors présents sur site. Le nombre d’enfants a ensuite évolué au cours des jours suivants et fluctue en fonction de l’emploi du temps des parents. Actuellement, entre 100 et 110 élèves sont accueillis chaque jour sur 17 regroupements et 18 écoles seules.

Le Dasen cherche à optimiser l’accueil afin de faire face à une baisse possible du nombre d’enseignants volontaires au vu de l’augmentation de la durée du confinement. S’il n’y a plus de volontaires, il n’est pour le moment pas question de réquisitions… Il s’attend à une augmentation du nombre d’enfants suite à l’élargissement aux travailleurs sociaux en direction de l’enfance. Il veut donc constituer des pôles dans lesquels les familles pourront s’intégrer facilement. Il n’y a pas eu de réponse claire quand au transport des élèves vers ces regroupements.

Nous avons demandé ce qu’il en était des mesures de protection à destination des personnels. Le nettoyage est fait par les mairies, le maire doit fournir du gel et/ou du savon. Pour l’instant les masques et les gants sont réservés au personnel soignant. En résumé, l’employeur ne mettra pas en place de mesures de protection particulières… Nous avons abordé le cas d’une école du Loiret accueillant des enfants de soignants et qui vient de fermer pour cause de contamination au Covid-19. Que sera-t’il mis en place si ceci se produit en Corrèze ? Réponse : l’ARS nous dira quoi faire…

Certaines communes avaient demandé aux enseignants d’assurer la pause méridienne. Le Dasen dit que ce n’est pas au PE de le faire. Il est question d’augmenter l’offre d’accueil aux week-ends, ceci va être proposé aux enseignants. Nous avons demandé les modalités, les éventuelles compensations pour les volontaires, l’organisation de leurs ORS etc… Rien n’est décidé, le seul élément est que le Dasen pense qu’il n’est pas nécessaire de faire du pédagogique le week-end.

Si un enseignant volontaire tombe malade, il sera remplacé par un TR volontaire. Les BFC peuvent eux aussi être volontaires pour l’accueil.

Si il s’agit d’accueillir un enfant à BEP habituellement accompagné par une aesh, celle-ci peut être mobilisée, à condition ici encore qu’elle soit volontaire.

Concrètement, que demande-t’on aux enseignants qui assurent cet accueil ? Ils doivent accompagner les élèves qui sont là en leur faisant faire le travail fourni par leur enseignant et ils doivent assurer la continuité pédagogique de leurs propres élèves. Si les élèves accueillis n’ont pas de travail, ce n’est pas au volontaire de leur en fournir, on ne peut lui demander double tâche. Nous avons mis en avant le fait que la mise en place de cette école à distance était source une fois de plus d’inégalités. Nous avons demandé au Dasen de se positionner clairement sur le fait de savoir s’il s’agissait de révisions/réinvestissements ou s’il s’agit de mener de nouveaux apprentissages. La réponse est que les instructions sont claires…. Pour le Dasen, la principale source d’inégalités vient des différences de rythmes familiaux. Un recensement des ordinateurs et tablettes disponibles est en cours, reste à voir sous quelles modalités ils seront mis à disposition des familles.

Concernant les évaluations notées à distance, le Dasen n’y voit rien à redire. Il est cependant demandé de faire attention à la quantité de travail donné. Les psychologues éducation nationale ont fait part de leur disponibilité pour les familles en cas de situation compliquée pour les enfants. Le réseau PAS sera réorganisé pour les personnels. Les horaires de travail sont forcément décalés par rapport à l’ordinaire, que se passe-t’il pour un enseignant ayant un accident en allant à l’école le soir pour remettre des devoirs aux parents. Le Dasen répond qu’il faut faire en sorte de travailler pendant les horaires scolaires…

Nous avons abordé la déclaration de notre Ministre disant qu’aucun enseignant ne devait payer de sa poche pour assurer la continuité pédagogique. Comment cela se passe-t’il pour les enseignants qui impriment les documents chez eux par exemple ? Réponse « Il n’est pas demandé ou exigé des enseignants qu’ils fassent des frais ». Il a été fait état, dans le second degré, d’une augmentation de la charge de travail, ainsi que d’un afflux massif de mails provenant de la hiérarchie. Les collègues sentent un manque de confiance de l’institution à leur égard.

Nous avons terminé la séance en réexpliquant que les enseignants avaient besoin qu’on leur témoigne de la confiance et de la gratitude, qu’on prenne de leurs nouvelles, et ce de la part de la DSDEN et non du Rectorat. Nous saurons dans les prochains jours si nous avons été entendus.

 

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